Le style Shito Ryu

Au début du XIXème siècle, Anko Itosu, né à Okinawa en 1832, étudie le Shuri-te avec Maître Matsumura. Il devient à son tour expert de cette pratique aux techniques longues, vives et dures (style Shorin).

Plus tard, Kanryo Higaonna, né à Naha, capitale d’Okinawa étudie le Naha-te et devient aussi expert de cette méthode qui se distingue de la précédente par des techniques plus courtes, plus souples et plus rapides (style Shorei). Le jeune Kenwa Mabuni, né en 1893 à Okinawa, étudie les deux styles, avec donc ses deux Maîtres. Souhaitant continuer leur œuvre, Kenwa Mabuni s’installe à Osaka et fonde sa propre école « Shito ryu » qui est une synthèse logique des styles Shorin et Shorei. Etymologiquement, « shi » est le nom de l’idéogramme japonais qui signifie « ito » de Itosu et « to » signifie « higa » de Higaonna, par respect des principes établis par les deux Maîtres, mais aussi pour leur rendre hommage.

La création officielle du Shito ryu date de 1938, et son fondateur mourra en 1952. Son enseignement est alors relayé par ses fils : Kenzo à Okinawa et surtout Kenei.  Il  n’hésite pas à parcourir le monde  avec le relais, notamment en France, de Maître Idetoshi Nakahashi dont le dojo est en Corse, près de Bastia.



Le mot Karaté vient du japonais et signifie « main vide ». Le Karaté est donc un une discipline de combat SANS ARMES. La tête, les épaules, les doigts, les avants bras, les coudes, les mains (ouvertes et fermées), les genoux, les tibias, les pieds, les orteils sont autant d'armes naturelles utilisées par la Karaté.
Le Karaté consiste à donner des coups, mais pas seulement. On apprend également à esquiver, parer, balayer ...

Un entraînement de karaté se divise habituellement en 3 grandes parties :



1. Kihon :
C'est absolument utile à l'apprentissage des techniques et de leur nom (en japonais bien sûr).

2. Kata :
Définition : Combat contre un ou plusieurs adversaires imaginaires.
Si l'on considère réellement le kata comme un combat, il retrouve alors tout son sens. Imaginez que vous avez vraiment un adversaire déterminé en face de vous, ou plutôt que vous êtes entourés d'adversaires ! Les coups que vous portez doivent donc faire mouche. Les parades que vous effectuez ne sont donc pas juste un mouvement à l'envolée, ils doivent empêcher les coups des adversaires de vous toucher. De plus le kata vous apprendra à effectuer ces techniques dans toutes les directions.

3. Kumité : 

 Le combat ! Il est l'exercice le plus libre. Il met en pratique les techniques apprises au cours des kihons. Il vous faudra être assez rapide pour que vos coups portent, ou pour au contraire esquiver ou parer les coups de votre adversaire.

 

 

le salut......

Shomen-ni-rei) => salut en direction de la place d'honneur) (on salue le maître fondateur du style qu'on pratique
Sensei-ni-rei) => salut au professeur)
Otagai-ni-rei)
=> salut collectif entre les pratiquants du dojo)

 

compter .....


Ichi (itch) => Un
Ni (ni) => Deux
San (san')=> Trois
Shi (chi) ou Yon (I-onn)
=> Quatre
Go (guo)
=> Cinq
Roku (rokou)
=> Six
Shichi (chitchi) => Sept
Achi (hatchi)
=> Huit
Kû (kou)
=> Neuf
Jû (jou)
=> Dix

quelques techniques .......

Coups de poings :

Oi tsuki => coup de poing direct
Gyaku tsuki => coup de poing inversé
Gagi tsuki
=> coup de poing en crochet ...


Coups de pied :

Mae geri => coup de pied avant
Mawashi geri
=> coup de pied circulaire
Ushiro geri
=> coup de pied arrière


Blocage avec l'avant bras :

Age uke => blocage par le haut
Gedan barai
=> balayage du bras





 

 



 

 

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